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3 semaines de road-trip au Pérou en famille : itinéraire détaillé

En août 2022, j’ai fait un road-trip au Pérou en famille. Pourquoi le Pérou ? Parce qu’après 4 ans d’expatriation en Côte d’Ivoire, j’avais envie de voir autre chose que l’Afrique. Et parce que lors de ma visite de l’Exposition un universelle à Dubaï, en février 2022, j’avais eu une sorte de « révélation » en découvrant le pavillon péruvien.

Age des garçons au moment du voyage : 7 ans et 10 ans

Les Péruviens ont coutume de dire que leur pays se découpe en 3 parties : la côte (dont la capitale Lima fait partie), la montagne (la Cordillère des Andes) et la forêt (l’Amazonie). C’est cette diversité qui m’a séduite et qui séduit chaque année des millions de visiteurs. Car oui, la Pérou est un pays très touristique. Et je dois dire que ça nous a bien changé de nos derniers voyages en Afrique.

Notre road-trip a duré 2,5 semaines (et non pas 3 hélas). Ce voyage était donc dense et intense. Mais aussi et surtout F.A.N.T.A.S.T.I.Q.U.E. Vous en doutez ? Voici 10 excellentes raisons de partir au Pérou.

 

Dans cet article fleuve, je détaille les étapes de notre voyage, nos coups de coeur et nos bons plans. C’est parti ! 

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J2 : Lima

Lima : 150 mètres d’altitude.

Notre seule et unique journée complète pour découvrir Lima, la capitale péruvienne. Démarrage matinal (facile grâce au décalage horaire) pour profiter au max de la journée.

Cela vous donne un exemple de ce qu’il est possible de faire en un jour et demi (car on s’est baladé aussi le lendemain matin avant de partir à Arequipa) dans la capitale, et de ce qui a bien plu aux enfants.

Les incontournables 

    • Le site sacré pré-inca de Huasca Pucllana, vaste construction pyramidale datant du II ème siècle après JC. Il permet de comprendre / se rappeler qu’il s’est passé des trucs au Pérou avant les Incas ! Une des rares Huasca (signifiant « sacré » en quechua) préservée de Lima.

    • Le centre-ville colonial : les maisons colorées (mais très délabrées), la plaza de Armas, la cathédrale (fermée le dimanche matin pendant la messe) et le monastère Saint François et ses catacombes. Le coup de cœur des enfants 😉

    • Le quartier de Miraflores, son malecon et ses nombreux parcs, notamment le parc de l’Amour, sorte de réplique miniature du parc Güell de Barcelone avec ses mosaïques. Ne pas manquer la balade en surplomb des falaises monumentales et la vue sur l’océan Pacifique (même si en août, c’est tout gris et un peu tristou). A la belle saison, de décembre à mars, vous pouvez survoler la zone en parapente.


    • Le quartier arty de Barranco, son musée d’art moderne, ses bars branchés, son street art et son pont des Soupirs.
 

Nos coups de coeur

    • Le quartier de Barranco. D’ailleurs, si c’était à refaire, je logerais plutôt dans ce quartier.

    • Mundo Alpaca une boutique/musée qui met en lumière les peuples andins qui tissent la laine d’alpaga, les techniques de tissage et bien sûr une vaste collection de vêtements. De très belles pièces à acheter si vous souhaitez vous ramener un beau pull ou une belle écharpe en laine d’alpaga.

    • Le spectacle aquatique « El circuito magico del agua ». Le spectacle est fabuleux, l’ambiance familial. Un must-do avec les enfants.
 

Bon à savoir 

Dans la grisaille de Lima au mois d’août, la couleur est partout. Une ville de contrastes avec des quartiers riches et des quartiers très pauvres, des grandes tours qui poussent comme des champignons et font petit à petit disparaitre les maisons basses.       On a circulé en taxi sans problème. Les véhicules ne sont pas toujours en super état mais ils roulent et on en trouve facilement.

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J3 : Lima – Arequipa

Arequipa : 2335 mètres d’altitude.

Arequipa est la 2ème plus grande ville du Pérou. Elle est surnommée « la ville blanche » en référence, au « sillar », une pierre volcanique blanche utilisée pour construire ses bâtiments. Un stop à Arequipa est fortement recommandé pour qui souhaite partir en randonnée en montagne ou se rendre ensuite sur l’Altiplano afin de s’acclimater à l’altitude.

Bon plan

Le vol interne avec la compagnie Latam, ponctuelle et sérieuse.

 

J4 : Arequipa

Les incontournables

    • La cathédrale Notre-Dame d’Arequipa.

    • Le couvent Santa Catalina, joyau de la ville inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

    • Le mirador de Yanahuara pour prendre un peu de hauteur et admirer la splendeur de la ville.

    • Le marché San Pedro. Pas seulement parce que j’adore les marchés. Mais aussi et surtout pour les couleurs et les odeurs, les fruits tropicaux d’Amazonie dont on ne connait même pas le nom, les multitudes d’espèces de patates et de quinoa.

    • Le musée Sanctuarios Andinos consacré à la momie de Juanita, une jeune fille inca sans doute sacrifiée dans les années 1450 et retrouvée dans la glace en 1995.

    • Se balader tout simplement dans la vieille ville pour admirer l’architecture, flâner dans les petits marchés artisanaux …


    • BONUS : si vous avez le temps et si comme moi, vous êtes fan, pourquoi ne pas visiter la maison natale du célèbre écrivain péruvien, prix Nobel de littérature, Mario Vargas Llosa ?
 

Nos coups de coeur

    • Notre hôtel de charme, installé dans une maison du XVIII ème siècle absolument splendide.

    • Waya Lookout, le bar en toit terrasse face à la cathédrale pour admirer le soleil couchant qui embrase la plaza de Armas et les volcans qui ceinture la ville blanche.

    • Une matinée passée en compagnie d’une famille locale pour cuisiner des plats typiques du Pérou. Super accueil de Lina, sa sœur (la cuisinière) et sa maman. Pendant 4 heures, on a coupé, émincé, assaisonné, fait mijoter, papoté… On s’est régalé dans tous les sens du terme.

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Arequipa, la ville blanche, est aussi très bleue par endroit.

J5 : Arequipa – Canyon de Colca

Chivay : 3600 mètres d’altitude.

Les choses sérieuses commencent en matière d’altitude. Pour atteindre Yanque, notre destination finale, nous devons passer le col de Patapampa à 4910 mètres d’altitude.

Le point d’entrée du canyon se situe dans la ville de Chivay où il faut payer un droit d’entrée (70 soles soit 18 euros pour 7 jours).

Le transfert depuis Arequipa prend 3 à 4 heures mais nous avons pris plus de temps et avons fait plusieurs arrêts. La route est longue, surtout pour les enfants, mais pour moi elle fait totalement partie du voyage. Je n’en finis pas d’être émerveillée par cette cordillère que je découvre pour la première fois, ces montagnes enneigées au loin, ces volcans fascinants, ces routes sinueuses et souvent vertigineuses, cette faune qui s’approche des routes (des vigognes, des lamas, des alpagas mais aussi des viscaches et même un renard), ces cultures en terrasse, ces grands espaces à perte de vue. 

 

Le saviez-vous ?

Il y a 4 sortes de camélidés en Amérique du sud : les vigognes et les guanacos, espèces sauvages et protégées ; les lamas et les alpagas domestiqués. Dans la réserve de Salinas y Aguada Blanca, on a vu des tonnes de vigognes, si belles et si élégantes, et même quelques guanacos. Quant aux lamas et aux alpagas, on en a vu beaucoup, partout, pendant tout notre séjour dans l’Altiplano. Malheureusement, ils sont souvent traités comme des animaux de foire pour touristes. Ils sont décorés, affublés de divers accessoires pour poser sur les photos (on en a croisé un qui portait des lunettes de soleil, le pauvre). Cela donne des clichés instagrammables – de jolis alpagas blancs truffés de pompons multicolores et de fils de laine qui pendouillent de leurs oreilles – mais est-ce bien nécessaire ?

 

Nos coups de coeur

    • Les sources d’eau chaude du canyon, le rêve pour se détendre après un début de voyage fracassant.

    • La Croix du Condor, le meilleur endroit pour admirer les grands rapaces qui, profitant des courants ascendants, planent juste sous nos yeux. Le site est extrêmement touristique mais je n’ai pas regretté d’avoir fait tout ce chemin pour assister à ce ballet aérien. Les enfants ont adoré aussi.

    • Le village de Maca sur la route entre la croix des condors et Chivay, son église en sillar du XVIII ème siècle et ses retables recouverts de feuilles d’or. Sur place, vous pouvez déguster la spécialité locale : le Colca sour, un cocktail à base de Pisco et de jus de sancayo (un cactus). Si vous préférez éviter l’alcool à 11 heures du matin et en altitude, contentez-vous du jus de sancayo, qui est délicieux.

 

Bon à savoir

    • Pour atteindre Colca depuis Arequipa, il faut passer le col de Patapampa à 4910 mètres d’altitude. De là-haut, la vue sur les volcans est sublime mais ça reste un passage difficile. Mon fils aîné a été malade, et depuis ce jour ne veut plus jamais voyager en altitude. Plus sérieusement, ça peut être un mauvais moment à passer mais ça passe !

    • Si vous ne séjournez pas dans un lodge qui a ses propres sources, vous pouvez toujours vous rendre dans des sources d’eau chaude publiques (la Calera à Chivay ou les thermes Chacapi à Yanque). Et pourquoi pas aussi faire le plein d’adrénaline en traversant le canyon en tyrolienne ?

    • Nous avons voyagé en mini-bus privé mais il existe tout un système de bus bien huilé qui permet de relier Arequipa à Chivay en 3 heures quotidiennement.
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J6 : Canyon de Colca – Puno

Avec ses 3400 mètres de dénivelé, le canyon de Colca est le 2ème canyon le plus profond du monde. Il est 2 fois plus profond que le Grand Canyon aux États-Unis.

Pour faire simple, il y a 2 manières de le visiter : en faisant de la randonnée ou bien en circulant en voiture et en s’arrêtant aux différents miradors. On a pris l’option 2 « famille- planplan » qui n’en est pas moins magnifique. A chaque arrêt, les vues sont époustouflantes.

 

Bon à savoir

    • Sur la place du village de Yanke, chaque matin à 7h, se déroule un spectacle de danses traditionnelles. Tout autour, des vendeuses de souvenirs et des femmes qui tiennent leur alpaga en laisse se pressent pour séduire les touristes. Une scène classique au Pérou. Les danses et les costumes sont charmants mais le tout manque singulièrement d’authenticité.

    • Le canyon ne s’arrête pas à la Cruz del Condor. La plupart des touristes repartent vers Chivay ensuite (comme nous l’avons fait d’ailleurs). Pourtant, il y a des villages à voir au-delà, et quasiment sans touristes. Et c’est un lieu de prédilection aussi pour faire de la randonnée si vous gérez bien l’altitude.

J7 : Puno – Lac Titicaca 

Puno – Lac Titicaca : 3800 mètres d’altitude 

Pour aller à Puno depuis le canyon de Colca, il faut à nouveau emprunter le col de Patapampa à 4910 mètres. Rebelote donc le soroche et le fort mal de tête. La route bifurque ensuite d’un côté vers Arequipa et de l’autre vers Puno.  

Puno est situé sur les rives du lac Titicaca. Selon la tradition, elle est le berceau de la civilisation inca : le premier Inca, Manco Capa, serait sorti des eaux du Titicaca sur les ordres du Dieu-Soleil pour sonder l’Empire inca. Elle est aussi la capitale folklorique du Pérou. Le festival de la Vierge de la Chandeleur (Virgen de la Candelaria) est un des plus populaires et spectaculaires.

Même s’il y a quelques curiosités à voir dans la ville, les visiteurs viennent avant tout pour le lac Titicaca, plus haut lac navigable du monde, qui se partage entre le Pérou et la Bolivie. Il est tellement vaste qu’on dirait une mer entourée de sommets enneigés. 

Lors de notre premier sur le lac, nous visitons les îles artificielles d’Uros et l’île d’Amantani sur laquelle nous allons passer la nuit. Le second jour est consacré à la découverte de l’île de Taquile.

Informations pratiques

Il est aussi possible de faire une excursion à la journée Uros + Taquile en partant très tôt. Bien se renseigner au préalable car les agences essayent plutôt de vendre le package de 2 jours avec nuit chez l’habitant à Amantani.

J8 : Lac Titicaca – Puno

Les incontournables

    • Les îles flottantes d’Uros, un archipel artificiel fabriqué en totora, un roseau qui pousse sur les bords du lac. Un habitat si particulier qu’il en est connu dans le monde entier. La visite des îles est intéressante : on découvre l’histoire des Uros, pourquoi ils ont quitté le continent pour s’installer sur le lac au XIII ème siècle, la manière dont ils fabriquent leurs îles, habitations et mobiliers. Mais hélas, ensuite, tout dérape. Les femmes se jettent sur les touristes pour vendre leur artisanat (qui n’a rien de très artisanal). C’est leur gagne-pain de la journée qui se joue. Puis, pour 10 soles de plus, on fait une sorte de « tour de manège » sur le lac à bord d’une embarcation en totora. Histoire de tester sa flottabilité. Et pour finir, on termine sur une île couverte de déchets pour boire un café, ou pas. Les habitants des îles sont désormais des Aymaras. Ils entretiennent les us et coutumes des Uros mais ont sacrifié l’authenticité de leur mode de vie au tourisme. La grosse déception du voyage.

    • L’île de Taquile (détails juste après).
 

Nos coups de coeur

Taquile, l’île où « les femmes filent la laine et les hommes tricotent ». Leur savoir-faire est inscrit au patrimoine immatériel de l’UNESCO. Dès leur plus jeune âge, les habitants apprennent ainsi à tisser divers accessoires symbolisant leur rang ou statut dans la société. Les hommes portent un bonnet (el chullo) différent selon leur âge. Une fois mariés, ils portent aussi une chemise blanche, un pantalon noir et une ceinture tissée par leur femme, signe de leur union et fidélité. Les femmes, quant à elles, sont vêtues d’un châle (el chuku) noir ou bleu, posé sur la tête ou les épaules, avec une chemise, et plusieurs jupes longues (las polleras). 

Si vous voulez vous faire plaisir et ramener quelques souvenirs péruviens, achetez donc au marché artisanal de la place principale de l’île. Il s’agit d’une coopérative. Les vendeurs sont tous réunis au même endroit. Par conséquent, vous ne croiserez pas de vendeuses à tous les coins de rue ou sur tous les sentiers comme sur l’île d’Amantani. Les revenus sont partagés entre tous. Le système est juste, les produits de belle facture. 

Cerise sur le gâteau, nous avons assisté à un joyeux spectacle de danse traditionnelle sur cette même place, puis déjeuné quelques mètres plus loin une succulente soupe de quinoa et une truite en provenance immédiate du lac.

 

Bon à savoir

Si vous avez le temps, prolongez le voyage en Bolivie, visitez les îles de la lune et du soleil puis dirigez-vous vers la Paz. Nous ne l’avons pas fait mais avons croisé plusieurs voyageurs qui ont fait cette extension jusqu’à Potosi et le salar d’Uyuni. Quitte à déjà être à 3800 mètres et un peu acclimaté à l’altitude, ça vaut le coup d’envisager cette option. Les îles boliviennes sont semble-t-il aussi moins touristiques.

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J9 : Puno – Route du soleil – Cusco

De bonne heure et de bonne humeur, départ pour une journée de voyage, ponctuée de 3 arrêts et nos premières découvertes du monde inca.

Nous traversons une dernière fois l’Altiplano, d’immenses plaines, très sèches à cette saison, à 3600 mètres d’altitude. Nous passons un dernier col, le col de la Raya, à 4335 mètres d’altitude. Même pas mal, nous sommes enfin habitués même si j’ai personnellement toujours une petite barre à la tête pendant la durée de notre séjour en hauteur. 

Au-delà du col, nous entrons dans un nouveau territoire beaucoup moins sec, plus vert. Nous commençons à descendre progressivement vers Cusco.

Sur la route, nous visitons :

 

    • Le musée lithique de Pukara : un vieux musée « dans son jus » qui présente des vestiges des civilisations préhistoriques, pré-incas et incas. Beaucoup de poteries, quelques statues et momies, des exemples d’offrandes faites à la Pachamama. Le tout pas vraiment mis en valeur. La boutique de souvenir du musée est vaste, bien achalandée à des prix très intéressants.

    • Le temple inca de Wiracocha à Raqchi. Wiracocha est le Dieu créateur du monde. D’où la magnificence du temple qui lui était dédié. Du haut de ses 14 mètres, il est la plus haute structure inca découverte à ce jour. Le site est aussi remarquable pour ses colcas, structures circulaires en pierre dans lesquelles étaient stockés les produits alimentaires.

    • L’église de de San Pedro de Andahuaylillas, une des plus belles églises de la région de Cusco, célèbre pour ses peintures murales qui lui ont valu le nom de « Chapelle Sixtine d’Amérique ». Photos interdites à l’intérieur mais disponibles en ligne ici.

 

Bon plan

Il est possible de relier Puno à Cusco en bus sans arrêt, de jour comme de nuit. Comptez environ 6h30/7h. Les bus pour touristes sont très confortables : petits en-cas, siège inclinable, toilettes et même wi-fi !

J10 : Cusco

Altitude Cusco : 3400 mètres

L’arrivée à Cusco est pour moi très émouvante tant cette ville est chargée d’histoire. Nous voilà enfin dans la capitale de l’empire Inca, celle qui a violemment subi les foudres des conquistadores espagnols et a été remodelée par les troupes et descendants de Pizarro. Mais aujourd’hui, Cusco revendique fièrement son identité inca et c’est une ville passionnante à découvrir.

 

Le saviez-vous ?

Il est totalement impropre de parler du « peuple Inca ». Inca signifie « chef », c’était le nom donné à l’empereur du peuple Quechua qui vit toujours au Pérou, et que tout le monde connait grâce à Décathlon 😉

 

Bon plan

Il y a des dizaines de restaurant sur la plaza Armas, plutôt touristiques. Mais ceux que nous avons testé étaient excellents. J’en recommande quelques-uns sur mapstr.

J11 : Cusco

Les incontournables

    • La plaza de Armas, probablement la plus belle du Pérou, et notamment la cathédrale et l’église Compania de Jésus

    • Le temple du soleil de Orikancha

    • Le quartier arty de San Blas

    • Le musée Inka pour une immersion dans l’histoire du Pérou.

    • Le centre artisanal de Cusco

    • Le marché central de San Pedro et ses dizaines de juguerias.

    • Les belles boutiques de la rue Las Ruinas

    • Le site inca de Sacqsayhuaman.

A noter 3 autres sites Inca, en périphérie de la ville : Puca Pucara, Tambo Machay et Qenko. A visiter aussi si vous avez au moins 3 jours sur place.

 

Coup de coeur 

La balade à pied pour se rendre à Saqsayhuaman en traversant le quartier San Cristobal (35 minutes au départ de la plaza de Armas). Au fur et à mesure que l’on monte, on embrasse l’immensité de la ville de Cusco.

La vue est encore plus à couper le souffle depuis le site du Christ Blanc, sorte de mini réplique du Corcovado brésilien.

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J12 : Cusco – Pisac – Ollantaytambo

Altitude Pisac / Ollantaytambo : 2800 mètres

C’est parti pour visiter la Vallée Sacrée et rejoindre la ville de départ des excursions pour le mythique Machu Picchu.

Nos coups de coeur

    • Pisac, à la fois le site Inca et le marché. On n’y est malheureusement resté qu’une petite journée mais la ville mérite vraiment qu’on s’y attarde au moins une journée entière. Une matinée pour visiter les ruines puis redescendre à pied jusqu’au village (prendre absolument un guide à l’entrée du site) ; le déjeuner sur la place principale ; l’après-midi pour se balader et faire du shopping au marché

    • Les ruines d’Ollantaytambo sont aussi superbes. A visiter absolument sur le chemin du Machu Picchu.

 

Les attrapes-touristes

    • Les boutiques de bijoux en argent à Pisac. Elles vous attirent en vous proposant de vous faire découvrir le processus de production soi-disant artisanal, puis essayent de vous vendre des produits industriels plutôt moches. Mais bon les goûts et les couleurs… Notre chauffeur voulait absolument qu’on en visite une. A croire qu’il était commissionné sur nos achats …

    • Les restaurants touristiques (ils se nomment vraiment comme cela) de la Vallée Sacrée. Entre Pisac et Ollantaytambo, il y en a un à Urubamba. A défaut d’avoir trouvé le petit restau recommandé dans notre Lonely Planet, notre guide nous y a conduit. C’était cher et pas bon. Une cantine impersonnelle. A éviter à tout prix.

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Le site Inca de Pissac
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Le marché coloré de Pissac
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La ville d'Olantaytambo

J13 : Machu Picchu

Altitude Machu Picchu : 2430 mètres

Ne nous mentons pas, même si tout ce que nous avons vu au Pérou était magnifique, le Machu Picchu reste « the cherry on the cake ». Parce qu’on a tellement vu de photos de cette montagne qui surplombe les ruines ; parce que c’est une des 7 merveilles du monde moderne ; parce que c’est la cité Inca la plus mystérieuse ; parce que Pizarro et ses Conquistadores ne l’ont jamais trouvée et n’ont donc pas pu la détruire.

Les historiens pensent que le Machu Picchu a été abandonné avant l’arrivée des Espagnols, lors de la guerre civile qui opposaient les 2 frères ennemis, héritiers de l’Inca Huayna Capac. Ce conflit de succession a d’ailleurs précipité la chute des Incas, affaiblis et divisés lors de l’arrivée de Francisco Pizarro. La jungle a rapidement repris ses droits et dissimulé la cité pendant près de 500 ans.

Si la cité fut connue des populations péruviennes vivant dans la région dès le début du XXème siècle, c’est l’explorateur américain Hiram Bingham qui révéla l’existence de cette merveille au monde occidental en 1911 alors qu’il était plutôt parti à la recherche de la mystérieuse cité d’or de Vilcabamba. Quel destin n’est-ce pas ? Je précise donc qu’il s’agit bien ici de l’Histoire vue et racontée par les Occidentaux (autrement dit des Blancs) et que la Machu Picchu était connu des Péruviens eux-mêmes depuis toujours ! 

 

Le saviez-vous ?

    • Le Machu Picchu est situé en bordure de l’Amazonie. Il y fait chaud et humide. On y trouve beaucoup de moustiques donc pensez à emmener votre répulsif. Malgré cela, on a été massivement attaqué par des moustiques silencieux et fourbes. On a été couvert de boutons aux jambes pendant plus d’une semaine. Je recommande donc de porter des vêtements longs.

    • La célèbre montagne aux formes arrondies qui surplombe les ruines s’appelle Wayna Picchu. Le Machu Picchu est la montagne pointue qui lui fait face et qu’on voit moins souvent sur les photos !

    • La meilleure période pour se rendre au Machu Picchu est de juin à octobre pendant la saison sèche. Mais évidemment, juillet/août sont les deux mois les plus fréquentés.
 

Comment aller au Machu Picchu ?

Il y a plusieurs options.

1. Train + bus (option que nous avons choisie)

Le plus pratique est de prendre le train à Ollantaytambo où nous avons passé la nuit. Certains préfèrent dormir à Aguas Calientes, aussi appelé Machu Picchu pueblo, mais le village a été construit de toutes pièces à des fins touristiques et ne présente aucun intérêt. Contrairement à Ollantaytambo qui possède de somptueuses ruines incas.

2 compagnies desservent Aguas Calientes : Peru Rail et Inca Rail. Durée du voyage : 1h30.

De là, il faut prendre un bus pendant 20 minutes environ pour arriver à l’entrée du site. Le ticket de bus s’achète en même temps que les billets pour le Machu Picchu.

A certaines saisons, le train part aussi de Cusco ou Poroy.

 

2. Train + marche

Une fois à Aguas Calientes, il est possible de rejoindre le site en marchant 1h30 environ (et de ne pas prendre le bus officiel).

 

3. Marche

Il existe plusieurs treks dont la durée varie de 2 à 5 jours. Sans doute une incroyable expérience à vivre ! Ils sont payants et se réservent aussi à l’avance. Ils requièrent une bonne condition physique (sans parler du mal des montagnes…).

 

Et les billets 

Tout se réserve à l’avance, voire très très à l’avance, et notamment les billets d’entrée. Ils s’achètent en ligne ou via des intermédiaires (plus chers). Il est aussi possible de les acheter à Cusco mais c’est risqué d’attendre la dernière minute en haute saison.

Aucun billet n‘est vendu sur place. Un billet est toujours associé à un horaire qui détermine l’heure à partir de laquelle vous pouvez entrer sur le site. En théorie, on ne peut rester que 3h sur place (compte tenu des quotas) mais en pratique, l’heure de sortie n’est pas vraiment controlée.

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Machu-Picchu-road-trip-perou

J14 : Ollantaytambo – Moray – Maras – Chinchero – Cusco

Altitude Moray : 3500 mètres

Sur le chemin retour vers Cusco, nous poursuivons notre exploration des principaux sites de la Vallée Sacrée. Nous empruntons à nouveau une route magnifique qui serpentent au milieu des champs d’orge et de blé.

Dans cette région, j’ai tout aimé :

    • Moray : un site Inca du 13ème siècle dont la particularité est de posséder des cultures en terrasses circulaires, qui se ressemblent à s’y méprendre à des amphithéâtres romains.

    • Maras : des salines construites à fleur de montagne et alimentées, non pas par la mer, mais par des eaux salées venant d’un lac de montagne. Le sel y est exploité depuis 600 avant Jésus-Christ.

    • Chinchero : des vestiges Inca, une église coloniale réputée pour ses plafonds mais malheureusement fermée depuis le Covid (mais les peintures extérieures autour de la porte sont somptueuses) et un centre artisanal. Cette ville est connue pour sa pratique ancestrale du tissage. Beaucoup d’ateliers se visitent mais je recommande le centre artisanal principal où vous pouvez assister à une présentation du processus de teinte et de filage de la laine d’alpaga.

 

Coup de coeur 

Notre rencontre avec Pedro dans le village de Santa Ana pour découvrir comment se fabriquent des maisons en adobe. Les enfants ont aussi mis les mains à la pâte, c’était un beau moment.

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Le site inca de Moray
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Les salines de Maras
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Le village de Chincherro

J15 : Cusco – Puerto Maldonado

Après une dernière soirée à Cusco, nous nous envolons vers Puerto Maldonado pour la dernière partie de notre voyage : l’Amazonie !

Nous logeons dans un lodge situé seulement à 30 minutes de bateau de la ville : le Corto Maltes Amazonia lodge. C’est proche de la ville certes, mais l’avantage c’est nous arrivons vite à destination. Et dès le premier jour, les découvertes s’enchaînent.

J16 – J17 : Amazonie

Finie l’altitude, nous sommes à nouveau proche du niveau de la mer !

Le lodge propose des forfaits tout compris incluant un grand nombre d’activités (mes enfants et mon mari diraient « trop » d’activités) qui varient selon la durée de votre séjour. Une immersion totale et authentique dans la jungle pour découvrir la faune, la flore et les traditions des populations locales, le tout sous la responsabilité d’une guide qui vous accompagne à chaque sortie. Il y a aussi une piscine, un spa (enfin une masseuse), un bar avec un billard. Super kids-friendly et les guides sont tous sympas et passionnés par leur job. Une des meilleures adresses sur le Rio Madre de Dios.

Parmi les activités proposées :

    • Safari nocturne pour observer les tarentules et les caïmans blancs.

    • Navigation sur le lac Sandoval, dans la réserve de Tambopata, pour observer une grande variété d’oiseaux, des singes, des caïmans noirs et si vous êtes chanceux des loutres géantes.

    • Balade dans la jungle à la découverte de la flore, des plantes médicinales, des cultures de latex et des noix du Brésil (vous savez, celles que le ara bleu du film Rio adore !!)

    • Visite d’une plantation pour découvrir les fruits et légumes locaux et les goûter.

    • Observation des perruches et des perroquets à la colpa (falaise d’argile).

    • Rencontre avec une famille native de l’ethnie Machiguenga.

 

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J18 : Puerto Maldonado – Lima

Départ matinal du lodge pour rejoindre la ville de Puerto Maldano et prendre un avion pour Lima. Avant de partir, nous faisons un stop au marché local qui, une fois encore, vaut vraiment le détour. Histoire de profiter une dernière fois des saveurs et odeurs locales.

 

J19 : arrivée en France

Après un long vol au départ de Lima (11 heures), et une longue escale à Amsterdam, nous arrivons à Marseille quelques 33 heures après notre départ du lodge. Fatigués mais heureux !

 

Toutes les adresses coup de cœur de ce voyage sont listées sur ma page mapstr.com Testées et approuvées !

Viva el Perù !

Vous souhaitez partir au Pérou ?

Ce road-trip vous inspire mais vous avez moins ou plus de temps à passer au Pérou et devez donc construire un itinéraire différent. Vous n’avez pas le temps de vous occuper de l’organisation de votre voyage vous ne savez pas où trouver l’information ou tout simplement pas envie de passer des heures à faire des recherches ? 

Alors le Voyage du Calao est là pour vous aider. 

 En tant que Travel Planner, mon métier consiste à vous conseiller et à vous accompagner pour créer un voyage unique qui vous ressemble. Parlons-en dès maintenant ! 

Voici mes épingles Pinterest. N’hésitez pas à les publier si vous avez aimé cet article. Un grand merci 🙂

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